Journée porte ouverte de la Théâtrothèque et rencontre avec Blandine Pelissier et Marie Dilasser


Pour commencer la saison par un rendez-vous de théâtre, l’ADEC 56 propose une grande journée ouverte à tous, samedi 6 octobre 2018.

Une journée pour se rencontrer, découvrir les stages, les rencontres à venir, rencontrer des auteurs, débattre sur les droits des auteurs et des traducteurs en compagnie d’une représentante du Conseil d’administration de la SACD… Ponctuée de lectures à voix hautes et parfois collectives, d’un pique-nique convivial et d’un goûter chaleureux, cette journée de rencontre est aussi une invitation re-découvrir les trésors des rayons de la bibliothèque théâtrale, emprunter vos prochaines lectures, renouveler votre adhésion !

Samedi 6 octobre 2018 – Théâtrothèque ADEC 56, Maison des association - Josselin - à partir de 10h00 (on peut arriver tout au long de la journée) – Gratuit.

Dans le cadre de la journée de la Théâtrothèque, l’ADEC 56 vous propose une rencontre avec Blandine Pelissier.
Comédienne, metteur en scène et traductrice, Blandine Pelissier est également membre du Conseil d’administration de la SACD.
Pour cette journée en votre compagnie, Blandine a invité Marie Dilasser, auteure de Paysage Intérieur Brut, que Blandine met actuellement en scène.
Nous découvrirons également l’univers de l’auteure anglaise Zinnie Harris et de Linda McLean que Blandine traduit pour la France.

Deux auteures et un texte a rencontrer a la Théâtrothèque le 6 octobre 2018

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Blandine Pelissier

Metteuse en scène, traductrice de théâtre contemporain et comédienne, Blandine Pélissier explore ainsi trois voies de l’interprétation intimement liées.
Membre depuis 1997 de la Maison Antoine Vitez (Centre international de la traduction théâtrale), elle s’attache à découvrir et faire connaître les auteurs et autrices contemporain·es reconnu·es ou émergent·es du domaine anglo-saxon, comme Alan Ayckbourn, Mike Bartlett, Marie Clements, Richard Dresser, Eve Ensler, debbie tucker green, David Greig, Zinnie Harris, Tomson Highway, Cindy Lou Johnson, Lucy Kirkwood, Linda McLean, Rebecca Lenkiewicz, Rona Munro, Gary Owen, Morris Panych, Joe Penhall… ainsi que William Shakespeare. Elle a traduit plus d’une soixante de pièces dont une quinzaine sont publiées aux Éditions théâtrales, à l’Avant-scène Théâtre ou chez Actes Sud-Papiers et/ou ont fait l’objet d’une production scénique ou radiophonique à France Culture.
Elle est auteur membre et élue au Conseil d’Administration de la SACD.
Elle travaille actuellement sur ses prochains projets de mise en scène, Paysage Intérieur Brut, de Marie Dilasser, Iphigénie à Splott, de Gary Owen (co-traduit avec Kelly Rivière) et Ce qu’est l’amour, de Linda McLean (co-traduit avec Sarah Vermande), et, comme comédienne, sur Étape, un monologue de Léonie Casthel, où elle est dirigée par Frédéric Andrau.

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Marie Dilasser

Née en 1980 à Brest. Elle est diplômée de L’ENSATT à Lyon dans le département écriture (première promotion) dirigé par Enzo Cormann.
Ses textes ont été montés par Michel Raskine, Laurent Vacher, Nicolas Ramond et Christophe Cagnolari, Blandine Pélissier et Barbara Schlitter
Auteure et gérante du Gwen Ha Du, le commerce communal de Saint-Gelven, Marie Dilasser, préfère à Instagram, Twitter ou Facebook « le réseau de chair et d’os » et cherche à « inventer un théâtre » qui s’adresse à la population rurale. « Je veux écrire pour la campagne, pour ces endroits reculés que j’adore. Comment à travers l’écriture s’approcher des gens, combler le fossé qui s’est creusé entre les générations, recréer une énergie collective, sortir chacun de l’isolement ? »

Paysage Intérieur Brut

JPEG - 23.3 ko Bernadette tente de se reconstruire après une tentative de suicide et une dépression suite à un harcèlement au travail. Tout en préparant ses fameuses patates à l’eau dans sa cuisine, Bernadette joue à se métamorphoser pour tromper son immense lassitude. Elle devient son chien Rumex, son mari Joël, paysan et spécialiste en génétique bovine, sa mère Anna, qui se promène sur les routes la nuit pour revoir son ancienne maison… Endormie par les lexomils et la télé, elle ne se réveille vraiment qu’au son du boîtier de pompier, car elle est devenue pompière bénévole. Et puis il y a Rotrou, l’ancien patron aux mains baladeuses et au verbe humiliant, qu’elle voit en bœuf, accroché au lustre, prêt à être dépecé. Rotrou, Monsieur Loyal de la modernité et du consumérisme, bœuf blanc flasque et fantomatique, aspirant par le cul des tas de vieilleries qu’il recrache en objets modernes. Rotrou, par qui Bernadette va se laisser aspirer pour mieux le dépecer de l’intérieur et cracher toute sa colère dans ses entrailles. Et elle pourra alors sortir de sa cuisine, pour « reconstruire un monde ».


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