Retour sur la 35ème édition du Festival


Des spectateurs nombreux et chaleureux tout au long du Festival pour cette 35ème édition. Des spectacles singuliers et originaux sur des thématiques bien souvent engagées ont été portés par des équipes joyeuses et audacieuses. Une ouverture officielle théâtrale, un univers poétique et convivial au centre culturel de l’Ecusson, un débat passionnant à la suite de la journée Théâtre(s) Jeunes, de nombreuses surprises partagées sous le chapiteau cabaret, de belles rencontres aux spectacles à domicile... concoctés par les 90 bénévoles et la centaine de comédiens, techniciens... amateurs pour une édition festive et décalée sous le signe du chapeau !

De retour du Festival, Côté Jardin a posé par téléphone 3 questions à quelques unes des troupes qui se sont représentées lors de cette 35éme édition :
Quelle est la motivation pour la troupe à jouer en festival ?
Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette édition du festival de l’ADEC 56 ?
Qu’est-ce que la troupe a rapporté de son séjour à Josselin ?

Notre motivation est de trouver des occasions de jouer et de toucher un public qui ne fasse pas partie de notre réseau personnel. Si nous mettons en scène un texte, c’est parce que nous avons envie de le faire entendre et de toucher un public le plus large possible.
La place donnée à des propositions ambitieuses, aussi bien pour ce qui est du travail des troupes qui pour celui des spectateurs. La variété aussi des propositions programmées.
Le plaisir de jouer, un accueil technique très agréable, le plaisir de retrouver les bons souvenirs de l’internat du lycée, des retours sur notre spectacle qui nous aident à réfléchir à nos choix et à nos perspectives.
Fabienne Rocher, Le Théâtre de L’Etage, Rennes (35)

Quelle est la motivation pour la troupe à jouer en festival (à Josselin comme ailleurs) ?
- se faire connaître auprès d’un public nouveau ( celui du théâtre en particulier)- rencontrer d’autres troupes
- étendre notre réseau
Qu’est-ce qui vous a marqué dans cette édition du Festival ?
- la très belle organisation
- une ambiance du tonnerre
- un accueil particulièrement chaleureux
- et la volonté de satisfaire au mieux nos demandes (hébergement, mise à disposition d’une salle, repas partagés..)
Qu’est-ce que la troupe a rapporté de son séjour à Josselin ?
- nous nous sommes rendu compte que le public de théâtre a accueilli notre "jeu" théâtral (bien mieux que les publics de musique).. du coup nous avons été dopé par cette réception et avons augmenté notre propension à jouer vraiment (ce qui est nouveau pour nous qui sommes quand même des chanteurs de formation à la base).
- un contact avec une compagnie de Teillé... qui va peut-être nous faire venir...

Sébastien de Villèle, Voix Humaines, Quimper (29)

Que trouver de mieux qu’une rencontre de troupes de théâtre amateur ?
C’est l’occasion d’apprécier le travail des autres et de montrer ce qu’on a préparé.
C’est très formateur, au niveau du travail de l’acteur et au niveau social. Il est très important d’exporter notre curiosité et notre pratique hors de notre champ d’action habituel.
La qualité du travail des troupes est étonnante ! Et l’ambiance " bon enfant "la met en valeur ;
Qu’avons-nous rapporté ? L’envie d’y retourner ! Bravo et merci à l’équipe ADEC
Colette Arcaix, les Z’Artmateurs, Sarzeau (56)

On n’avait jamais présenté notre candidature en festival jusqu’ici. Sur cette pièce-là on avait cette ambition. Rencontrer d’autres troupes, que d’autres spectateurs voient notre travail, entendre les avis de publics qui ne nous connaissent pas, d’amis du théâtre qui ne nous connaissaient pas. On arrive dans le mouvement et d’ailleurs avec beaucoup de plaisir : la semaine suivante on a participé à TRAM 303 et on sera les représentants des Pays de La Loire pour Festhéa ! C’est une grande année : plusieurs festivals nous ont sélectionnés et on est sollicités pour jouer ailleurs maintenant.
Toute la troupe et les gens qui étaient derrière nous ont découvert un festival riche, sympa avec beaucoup de bénévoles. On a dormi au lycée comme des petits lycéens, certains d’entre nous ont suivi les matinées de discussion critique… on n’a pas eu un très beau temps, mais c’était pas grave.
On est reparti avec l’envie de revenir avec une nouvelle pièce ! Peut-être dans deux ans, dans trois, mais on reviendra pour jouer ou pour assister aux spectacles.
Dominique Combaud, Théâtre de La Loupiote, Ste Flaives des Loups (85)

La rencontre avec d’autres troupes et le public est notre principale motivation. Je me suis fait ma culture théâtrale en festival et mes camarades c’est pareil. Depuis une trentaine d’années, on découvre d’autres troupes, des auteurs… dans les festivals.
Le festival ressemblait à toutes les autres éditions de façon générale. Cette année, j’ai envie de dire qu’on a vu plein de belles choses, une sacré variété de choses originales : j’ai vraiment aimé le Théâtre de l’Etage, c’était très exigeant : peut-être programmé un peu tard ; le spectacle de la chorale Voix humaines était quelque chose de différent ; Oncle Vania est aussi un bon souvenir : c’est pas souvent que des amateurs s’attachent à monter une pièce entière de Tchekhov…
A chaque fois, et d’autant plus quand il y a des nouveaux dans l’équipe et qu’on partage un festival, on ouvre les yeux sur pleins de choses : on repart avec l’envie de travailler, d’aller plus loin. Et puis aussi, on va peut-être bien réussir à programmer Voix humaines à Teillé !
Bertrand Chauveau, New Rancard, Teillé (44)

Notre motivation pour être sélectionné c’est une reconnaissance des pairs pour un travail que l’on a réalisé tout au long de l’année et une confrontation au public. La rigueur que l’on peut avoir dans la troupe, c’est justement ce festival de l’ADEC qui nous y pousse. On s’est retrouvé un jour plongé dedans, c’était à Lizio à l’époque… on y a appris beaucoup et aujourd’hui c’est notre moteur. Pendant le festival on est plongé dans le théâtre pendant 3 ou 4 jours.
Pour cette édition, il y a eu un petit bug qui a fait que l’on a eu une moitié de salle : les gens craignaient ne pas pouvoir assister au second spectacle s’ils assistaient au Diable Rouge… Toutefois de jouer au festival c’est une transcendance : j’ai vu le spectacle depuis la régie et je l’ai vu comme jamais ! Jouer au festival motive les comédiens. On a suivi l’édition entièrement, les spectacles que l’on a vu nous ont plus : on a été impressionné par l’Ecole des femmes ! C’est ça le festival : c’est du théâtre que tu vois pas tous les jours. En terme de regret peut-être : j’ai trouvé que cette année, il y avait peu de spectacles du Morbihan : est-ce que l’ADEC va trop loin ? J’étais déçu de voir moins de troupes du département.
On a envie de continuer ! D’autant plus que c’était une expérience intéressante, que pour ce spectacle on a ouvert la troupe à d’autres comédiens. Avec Arts en Scènes par exemple, il y a eu un partage et on redémarre un nouveau projet commun. En tant que metteur en scène, je ramène des situations, des personnages, des contacts et des discussions avec les autres. Par exemple j’ai été impressionné par le Chemin des passes dangereuses et j’ai discuté avec eux sur comment ils avaient travaillé… tu sais pas vraiment ce que tu ramènes, mais dès que le travail reprend, cela te revient.
Jacky Kerneur, Le Théâtre du Manoir, Saint-Avé (56)

C’est notre metteur en scène qui avait postulé, surtout parce que je connaissais l’ADEC 56. C’était un challenge de jouer en dehors de Rennes, devant un public qu’on ne connaissait pas. On joue souvent devant nos potes, devant les autres troupes de l’université (l’Arène) et peu de festival cherchent des petites formes, c’est le seul que je connais qui met cela en avant.
On a apprécié la bonne ambiance du Festival, tout le monde se sentait bien. Quand on participe aux autres festivals de l’Arène, on est aussi organisateur : on prépare tout et on a aussi cette pression en plus de celle de jouer… alors que là on avait nos repas, Jo avait préparé notre accueil, on s’est laissés porter.
De pouvoir se retrouver tous ensemble c’est assez rare finalement en dehors des répétitions. Ici on a pu aller voir des spectacles, on était au lycée : on n’a pas dormi de samedi à dimanche tellement on a discuté de tout et de rien ! On s’est retrouvé humainement.
Emmanuel Allain, Il faut qu’on parle, Rennes (35)

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photos Marie-Laure Paugam, Benjamin Lecouffe et Hélène Guihur.